<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>L&apos;&#xee;le de Monome</title><link>http://monome.canalblog.com/</link><description>Je parles &#xe0; mon blog, ma t&#xea;te est malade.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 17 Nov 2009 08:05:00 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Synopsis.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2009/03/15/12970824.html</link><category>Sentiments</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2009/03/15/12970824.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12970824/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2009/03/15/12970824.html</guid><description>&lt;p&gt;Placer sa cam&#xe9;ra. Remplir le magasin de pellicule. V&#xe9;rifier la lumi&#xe8;re. Les angles. Le placement des acteurs. Retenir son souffle. Action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un plan large au dessus de Paris. Un zoom sur un magasin. Puis sur un rayon. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une invitation &#xe0; d&#xe9;jeuner. Elle a l&apos;&#xe2;ge de sa m&#xe8;re, A. Qu&apos;importe. Age des coll&#xe8;gues sans importance pour que naisse une complicit&#xe9;. Elle veut lui pr&#xe9;senter d&apos;anciens coll&#xe8;gues. Direction le troquet rue de Provence. Une table au rez de chauss&#xe9;e. Froide et humide journ&#xe9;e d&apos;hiver. Bonjour. Bonjour. Sourires. Regards. Un qui sort du lot. S. Il le rep&#xe8;re. Effet imm&#xe9;diat. Surement h&#xe9;t&#xe9;ro. Malgr&#xe9; tout, un charme qui illumine. Une drague qui commence. Faut bien s&apos;amuser. Une heure &#xe0; &#xe9;couter. A regarder. En coin. Ou pas. A parler. Une distance &#xe9;trange. Sais pas. Bizarre Il se dit. Une heure passe vite. Boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre d&#xe9;jeuner plus tard. Avec A. Puis un autre. Et encore. Puis sans A. Complicit&#xe9;. Sais pas. Attirance. Esp&#xe8;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis un ap&#xe9;ro. Sur S&#xe9;basto. Villa machin. Sait plus. Une table &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; du bar. Contre un pilier. Alcool l&#xe9;ger. Puis d&#xe9;livrance. S en est. Puis coup de massue. Pas int&#xe9;r&#xe9;ss&#xe9;. Aime les plus jeunes. Un vent de plus Il se dit. Alcool fort. Vodka. Puis malgr&#xe9; tout. Continuer de parler. Complicit&#xe9; rest&#xe9;e. Pas comprendre. Mais aimer &#xe7;&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps passe. Les rendez vous du soir. Cumul&#xe9;s aux d&#xe9;jeuners du boulot. Une fois. Trois fois par semaine. Ne se quittent plus. Il console les chagrins de S. S L&apos;aide &#xe0; sortir de sa coquille. A virer son treillis. Le temps d&#xe9;file. Un jeune dans la vie de S. Pas trop de consistance. Une rupture sans trop de casse. Des plans &#xe0; profusions. Des deux c&#xf4;t&#xe9;s. Jamais ensemble. Des rires. Beaucoup. Des dragues. Plus pour S que pour Lui. Chacun sa gueule. La nature est injuste. Parfois. Cheminement ininterrompu. S parle. beaucoup. Ne dit pas tout. Il ne dit rien. S ne Lui demande rien. L&apos;&#xe9;quilibre est parfait. Entre celui qui occupe le temps. Et celui qui agit sur le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis pour S vient Le Gar&#xe7;on. Q. Jeune encore. Danseur encore. Imberbe encore. Passif encore. Mais a du caract&#xe8;re pour une fois. Un abim&#xe9; de la vie encore. Q sait o&#xf9; il veut aller. Pas o&#xf9; il va. Encore. Idylle. Inhabituellement longue. Il sait tout de cette histoire. Ce qu&apos;on Lui dit. Les deux. Et ce que l&apos;on tait. Les deux. Aimerait ne pas tout savoir. Mais c&apos;est inn&#xe9;. Fait parler ou devine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gar&#xe7;on aussi pour Lui. Une histoire Suisse. Passionn&#xe9;e. Passionnelle. S &#xe9;coute. Mais n&apos;entends pas. Questionne. Mais ne cherche pas. Pr&#xe9;f&#xe8;re parler du sien. C&#xe0; arrange Lui. N&apos;aime pas parler. Mais Il aimerait qu&apos;on l&apos;aide &#xe0; tout dire. Deux ans comme &#xe7;&#xe0;. Deux vie &#xe0; deux. L&apos;une publique. L&apos;autre pudique. Pas de ressentiments. C&apos;est comme &#xe7;&#xe0;. Puis pour Lui la fin de l&apos;histoire. Sans tambours. Au coeur de l&apos;&#xe9;t&#xe9;. S ne saurait pas le raconter. Ni le o&#xf9;. Ni le comment. M&#xea;me pas le pourquoi. pas vraiment. Que sait S de ce banc, de cette voie f&#xe9;rr&#xe9;e, de cette &#xe9;glise, de ce passage &#xe0; niveau ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S s&apos;emballe. Vie &#xe0; deux. Ah oui. Avec quel argent. On verra. Insouciance. Arr&#xea;ter le boulot. Pourquoi faire ? Du basket. Pourquoi pas. L&apos;entraineur et le danseur. Irrationnel. Avertissements. Respect. Vraiment. Tanguage. Faux d&#xe9;parts. Vrai amour. S&#xfb;rement. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis vacances. Q et S, Lui et un pote, H. Saint Trop. La frime. Maison sur la presqu&apos;&#xee;le de Gien. Location de bateau. Arriv&#xe9;e &#xe0; l&apos;a&#xe9;roport. S a pas d&apos;argent. Comment ? Ben non. C&apos;est comme &#xe7;&#xe0;. Pas important. S&#xfb;rement. Sans importance. C&apos;est vrai. Il paie. Soleil. Champagne dans les criques. Bain de minuit &#xe0; midi. Puis la rupture. Le danseur ne veut plus danser. Dans un caf&#xe9;. P&#xe9;tage de plomb dans la rue. Il ne se l&#xe8;ve pas. Un jumeau sur chaque genou. Pas la force surtout. Enfantillages. Vacances g&#xe2;ch&#xe9;es. C&apos;est H qui s&apos;y colle. Voiture. retour au bord de plage. H conduit. S &#xe0; c&#xf4;t&#xe9;. Lui et Q derri&#xe8;re. Puis Il parle. Longtemps. Il est dur. Il ne veut pas vivre &#xe7;&#xe0;. Subir &#xe7;&#xe0;. Il veut bien consoler. A posteriori. Mais ne veut pas le vivre en direct. Puis le drame. La course sur la plage. H s&apos;en occupe encore. Il ne veut plus courir. Pour &#xe7;&#xe0;. Puis lamentable nuit. Le mauvais c&#xf4;t&#xe9; de l&apos;humain. S passe la nuit par terre devant une porte close. L&apos;amour ne s&apos;&#xe9;teint pas toujours en silence. Il ne comprends pas qu&apos;on s&apos;auto-d&#xe9;grade &#xe0; ce point. Puis &#xe7;&#xe0; repart. Puis non. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis tout redevient normal. Il et S ressortent. Les bars. les bo&#xee;tes. Les amants. Ont bien vieilli. Tombeurs. Dragueurs. C&#xe9;libataires avertis que l&apos;amour est aussi un danger. Des rapports fraternels. Un accident sexuel. La relation ne s&apos;&#xe9;tiole pas. Il lance des appels &#xe0; une oreille attentive. Aurait du crier. Bien fait. Il ne sait pas parler. S ne sait pas &#xe9;couter. Deux handicap&#xe9;s. Il calme S. Essaie de le mod&#xe9;rer. De pas re-foirer. lui parle de la patience. De la strat&#xe9;gie de l&apos;attente et du positionnement. S &#xe9;coute et essaie. Mais Il s&apos;est tromp&#xe9;. Veut trop le modeler. S n&apos;est pas Lui. Il a merd&#xe9;. C&apos;est l&#xe0; que &#xe7;&#xe0; commence &#xe0; foirer. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis pour S vient Le Gar&#xe7;on. Histoire connue. Jeune ... Et caetera. Il n&apos;y croit pas. Il a tort. Tout va bien. Puis. Puis. Le conflit revient. Il sait d&#xe9;j&#xe0; ce qui va se passer. Il anticipe. Il voit le mur arriver. Il ne dit rien. Puis il dit trop. Le mur est l&#xe0;. S se le prend. Puis &#xe7;&#xe0; repart. Puis re-mur. Puis des mots devant des burgers. Un trop plein qui se d&#xe9;charge. Un mauvais vin qui tourne vinaigre. Il ne sait plus quoi dire pour que S se rende compte. Alors Il dit tout. Il dit trop. Il exag&#xe8;re. S&#xfb;rement. Il cherche l&apos;&#xe9;lectro-choc. Mais Il blesse. Sans doute. Il le sait. M&#xea;me si le fond est vrai. La forme est odieuse. Il aimerait que tout le monde soit aussi fort qu&apos;Il l&apos;est. Sans drames. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis &#xe7;&#xe0; repart. Puis re-mur. Il l&apos;avait bien dit. Puis &#xe7;&#xe0; repart. Mais S ne lui a pas dit. Le fil est cass&#xe9;. Un texto comme une bou&#xe9;e. Une expo. Un autre jour. Le jour ne vient pas. S ne sait rien de ce qu&apos;Il vit. Chacun sa vie d&#xe9;sormais. Des messages blogu&#xe9;s. Communiquer s&#xfb;rement. Deux fr&#xe8;res qui se tournent le dos. Des promesses de toujours. Des actes de rien. Le bonheur ne se partage plus. S en a trop fait. Ou pas assez. Lui n&apos;en a pas assez dit. Ou trop. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un plan large. Un train dans la nuit. Un zoom sur une fen&#xea;tre. Puis sur Lui. Son regard. Perdu dans la nuit. La cam&#xe9;ra le suit. Le train s&apos;arr&#xea;te &#xe0; Tours. Il sourit. Il sort. Va sur le parvis de la gare. Monte dans une voiture. Il sourit. La voiture d&#xe9;marre. S&apos;&#xe9;loigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troquet rue de provence a ferm&#xe9;. A chang&#xe9; de d&#xe9;co. Et de proprio. Et les sentiments, c&apos;est comme les troquets ? Qui sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coupez.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 14 Mar 2009 23:13:26 GMT</pubDate></item><item><title>Extrait d&apos;inachev&#xe9; sur un air trop connu.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2009/01/17/10718983.html</link><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2009/01/17/10718983.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10718983/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2009/01/17/10718983.html</guid><description>...
D&#xe8;s que je l&apos;ai vu appara&#xee;tre
J&apos;ai tout d&apos;suite su que c&apos;&#xe9;tait lui
Moi j&apos;croyais qu&apos;il s&apos;rait mon ange
Il est devenu bien plus
Tel un pygmalion en goguette
Il abreuve de son humour
Mes &#xe9;tats d&apos;&#xe2;mes et d&apos;&#xea;tre
Jamais il ne veut me juger
Et pr&#xe9;f&#xe8;re me contempler
Quand mes contradictions me malm&#xe8;nent
Et je me dis que c&apos;est dommage
De lui faire subir mes col&#xe8;res
C&apos;est mon ami et c&apos;est mon fr&#xe8;re
Je l&apos;aime encore aujourd&apos;hui
...</description><pubDate>Sat, 17 Jan 2009 20:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>Saint J&#xe9;r&#xf4;me.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/12/14/11677767.html</link><category>Galerie de portraits.</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/12/14/11677767.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11677767/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/12/14/11677767.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;CMM27&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/55/248680/33588098_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;218&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;Et puis quoi ? Quoi ? &lt;br /&gt;J&apos;ai merd&#xe9;, je sais. Et alors. J&apos;avais le droit. 30 ans. Je pouvais, non ? T&apos;as peur pour moi, je le crois pas. Je n&apos;ai plus peur moi. Sauf de moi. J&apos;avais ce sourire. Dis, tu m&apos;aimais. Moi j&apos;&#xe9;tais le roi. Puis &#xe7;&#xe0; m&apos;a pris comme &#xe7;&#xe0;. Comme toi. Je sais pas pourquoi. Tu savais toi. Le jour o&#xf9; tu m&apos;as emmen&#xe9;, dis, tu savais. On est parti comme deux cons. C&apos;est vrai qu&apos;on l&apos;&#xe9;tait. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce soir je rentre d&apos;un d&#xee;ner. J&apos;ai l&apos;&#xe9;criture en panne depuis des semaines. le Brouilly m&apos;a un peu tourn&#xe9; la t&#xea;te, mais pas assez pour rel&#xe2;cher la pression, pas assez pour laisser jaillir ces mots qui virevoltent en moi depuis des nuits. J&apos;&#xe9;cris des bribes incoh&#xe9;rentes, qui n&apos;ont de sens que pour moi. Alors, j&apos;essaie, malgr&#xe9; tout, de poser une &#xe2;me sur &#xe9;cran blanc. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quoi ? Et puis quoi ?&lt;br /&gt;On aurait pu. C&apos;est vrai. J&apos;ai pas voulu. Enfin si j&apos;ai voulu. Mais j&apos;ai pas cru. Que je pouvais encore. Calim&#xe9;ro m&apos;a dit l&apos;autre con. C&apos;est tellement vrai. Prends ton destin en main. M&apos;a dit encore. M&apos;a dit plein de choses. Rien de vital. Que des palabres. Des &#xe9;tats d&apos;&#xe2;mes. Les siens, qu&apos;il voyait en moi. Miroir. Biais&#xe9;. Destin ? Pris en main depuis longtemps. Calim&#xe9;ro. C&apos;est vrai. Pas que. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toi ? Et puis toi ?&lt;br /&gt;Tu aurais pu. C&apos;est vrai. Tu voulais. Fallait pas m&apos;emmener. Fallait m&apos;enlever. Me faire envoler. Me promettre un ailleurs. Me montrer un l&#xe0; bas. Depuis le temps. Tu savais. Comment je fonctionne. Prendre mon destin en main. Leader en journ&#xe9;e, suiveur en soir&#xe9;e. Tu disais. Pas assez d&apos;&#xe9;nergie pour tenir le rythme. Je cherchais une loco. Pas un remorqueur. C&apos;&#xe9;tait si vrai.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis lui ? Lui ?&lt;br /&gt;S&apos;il avait su. C&apos;est vrai. Il savait rien. Sourire de voir un flocon tomber. Il savait pas. Rougir d&apos;un regard crois&#xe9;. Il savait pas. Frissonner au contact de la soie des draps. Il savait pas. Tout risquer sur un coup de d&#xe9;s. Il comprenait pas. Refaire le monde en mangeant du foie gras. Il voulait pas. Ind&#xe9;cent qu&apos;il disait. L&apos;ind&#xe9;cence, c&apos;&#xe9;tait lui. Voir le bien quand &#xe7;&#xe0; fait mal. Il voyait pas. Laisser la futilit&#xe9; prendre le dessus. Il savait pas. Mais se pr&#xe9;valoir du luxe qu&apos;il n&apos;avait pas. Mais dire ses dictons de la saint glinglin comme si c&apos;&#xe9;tait du Sartre. Mais s&apos;habiller chez Levi&apos;s parce que &#xe7;&#xe0; le moulait bien. Ces conneries l&#xe0;, il savait.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis &#xe7;&#xe0; ? C&#xe0; ?&lt;br /&gt;Qui m&apos;accompagne depuis tant de temps. Malgr&#xe9; mes &quot;&#xe9;crits&quot; de vague &#xe0; l&apos;&#xe2;me. C&apos;est vrai, je ne sais d&#xe9;crire que la peine des sentiments. La m&#xe9;lancolie que fa&#xe7;onne le temps. Parfois la fulgurance d&apos;une joie. Pour mieux la laisser retomber. Je ne sais qu&apos;&#xe9;crire triste. D&#xe9;crire l&apos;&#xe9;chec. Me moquer de moi. Vocif&#xe9;rer aussi parfois. Etre de mauvaise foi. Pourtant, si la m&#xe9;lancolie est ma compagne la plus fid&#xe8;le, et la mauvaise foi ma meilleure amie, ce qui s&apos;&#xe9;crit ici n&apos;est qu&apos;une part de moi. La r&#xe9;alit&#xe9; s&apos;y confond parfois avec des arrangements d&#xe9;coratifs. Arrangements avec moi, avec les personnages qui m&#xe9;ritent l&apos;anonymat. Et surtout, ne donner qu&apos;une part de soi &#xe0; ces visiteurs que je connais ici et l&#xe0; bas, dans la r&#xe9;alit&#xe9;. L&#xe0; bas, o&#xf9; le sourire m&apos;accompagne plus souvent que les larmes. Mais ici je gomme de moi le bonheur que j&apos;ai. Parce que le bonheur ne se communique pas, il se vit, se partage dans l&apos;acte et pas dans la passivit&#xe9; des mots align&#xe9;s sur un &#xe9;cran blanc ou noir selon que je l&apos;&#xe9;crive ou que vous le lisiez. Alors, lisez ces petites choses qui ici sont &#xe9;crites. Elles ont d&apos;importance ce qu&apos;elles ont fa&#xe7;onn&#xe9; de moi. Le reste... Si pour vous je ne compte pas, fuyez ces lignes, car vous ne verrez pas ce qu&apos;il y a de moi.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 13 Dec 2008 23:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Live session.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/20/10645705.html</link><category>jolies rencontres</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/20/10645705.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10645705/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/20/10645705.html</guid><description>&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/0MgBJ4kDZto&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt;</description><pubDate>Fri, 19 Sep 2008 22:02:58 GMT</pubDate></item><item><title>Teoz et moi.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/19/10645549.html</link><category>Viiiivre</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/19/10645549.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10645549/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/19/10645549.html</guid><description>&lt;p&gt;Quelques affaires dans mon vieux sac de sport. Je suis en retard. Dernier regard. Ne pas oublier de d&#xe9;brancher le fer. Je file dans la rue. M&apos;engouffre dans le m&#xe9;tro. Sentir et regarder cette foule parmi laquelle je vis. Prendre son souffle une derni&#xe8;re fois, prendre cette &#xe9;nergie, cette vie, avant de vivre ces quelques jours d&apos;insoutenable calme. Gare d&apos;Austerlitz, relais H, un Lib&#xe9;. Billet, compost&#xe9;. Un regard vers les toilettes au bout du quai, un autre vers le panneau, la haut. Pas le temps. Voie 12, comme d&apos;hab. Encore 5 minutes. Pas le temps, dommage. Voiture 1, comme d&apos;hab. Classe 1, faut pas d&#xe9;conner. Place isol&#xe9;e. Non, comme d&apos;hab. J&apos;ai pourtant demand&#xe9;. Connasse. Trouver &#xe0; &#xe9;changer avec une famille qui a rien demand&#xe9; et qui est s&#xe9;par&#xe9;e. C&#xe0;, c&apos;est fait. Place isol&#xe9;e. Marmot derri&#xe8;re. Pourquoi les gamins sont autoris&#xe9;s &#xe0; voyager en premi&#xe8;re. I-pod. Son maximum. Regard circulaire. Pas d&apos;&#xe9;tudiant. Premi&#xe8;re. Fait chier, rien &#xe0; baiser. Ordinateur. Bosser. Cl&#xe9; USB ? Pas oubli&#xe9;e. Progr&#xe9;s. Fichier des budgets ok. Super ma nouvelle assistante. Wi-fi. Faut oublier. Blackberry. Tunnel de merde. Le temps s&apos;arr&#xea;te. C&#xe0; commence. Jouet de marmot sous mon si&#xe8;ge. Va crever. Concentr&#xe9;. Budgets. La Beauce. Ce ridicule vestige d&apos;un train sur coussin d&apos;air. Trace civilis&#xe9;e dans cette campagne de c&#xe9;r&#xe9;aliers. Paysages. N&#xe9;ant. Plat. Plat. Plat. Ah, un bosquet. Niquer un chasseur. Y penser, on sait jamais. Contr&#xf4;le des billets. Ca bedonne. Uniforme violet. Pas envie de le violer. Merci bon voyage. Pas de retard ? C&#xe0; va venir. Faut prendre l&apos;avion. Ne pas organiser le p&#xe9;riple &#xe0; la derni&#xe8;re minute. Le noter. Comme d&apos;hab. Suis trop con. Des arbres. C&apos;est d&#xe9;j&#xe0; &#xe7;&#xe0;. Budgets. Roulis de merde. Ca fait divaguer. Pause pipi. Dans quel &#xe9;tat &#xe7;&#xe0; va &#xea;tre. Clean. Pour une fois. Pas d&apos;odeurs. Chateauroux. Samedi. Militaires d&#xe9;j&#xe0; partis. Fait chier. Chaque fois que je vais l&#xe0; bas, hormones en folie. Fait chier. Semi endormi. Un seconde classe qui passe. Joli cul. La face au retour. Surveiller. Repasse. Mouais. Budgets. Vallons en vue. Le Centre. Encore 2 heures. Fait chier ! Bosser. Bosser. Fant&#xf4;mes du pass&#xe9;. Rester concentr&#xe9;. Nicotine. Interdite. Joli rebeu. Sourire. M&#xe9;canique. Quand &#xe7;&#xe0; veut pas. Low battery. Brancher le fil de vie. Limoges. Gare de merde. Moche avec &#xe7;&#xe0;. Souvenirs. Les 3 jours. Lit au carr&#xe9;. Commando ? Vue exceptionelle ? 12/10 ? C&apos;est possible ? R&#xe9;form&#xe9;. Je connais un d&#xe9;put&#xe9;. Tchou tchou. France profonde. Inqui&#xe9;tant. Rassurant. Brive-La-Gaillarde. Youpi. Plus qu&apos;une demi-heure de rouli. Vider la t&#xea;te. Policer le fils que je suis. Fini le budget. Fait chier. Y a le retour. Je vais faire quoi ! Mail &#xe0; assistante. Urgent. M&apos;envoyer le dossier X et le Z aussi. Cdt. Souillac. P&#xe9;rigord. Rien oubli&#xe9;. Deux minutes d&apos;arr&#xea;t. Fumer. Quai bossu. Au bout. Un p&#xe8;re. Bonjour. Voyage de merde. Pourquoi t&apos;as pas pris l&apos;avion ? Ici aussi on a des a&#xe9;roports. Je sais. Suis con. Fait beau. Manquerai plus que &#xe7;&#xe0;. Voiture. 30 minutes. Je conduis. J&apos;adore &#xe7;&#xe0;. Je vais revoir mon neveu. C&apos;est pas un marmot. Il a 3 ans. Et bien &#xe9;lev&#xe9;. Ma soeur. Ma m&#xe8;re. Femmes fortes. C&apos;est calme. A part la famille. VTT dans les vignes. Le fils-de parcourt ses terres. La cabane en haut du chemin de terre. Souvenirs. Sourire. Comment il s&apos;appelait. Anniversaire. 33 ans. Age du Christ. Mais moi, pas en croix. C&apos;est calme. Cui cui. Oiseaux. Un chien aboie. Oui. Voitures. Du bruit. Plaisir. Bient&#xf4;t repartir. Retrouver le bruit. La foule. Paris. Paris. Du bruit !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 19 Sep 2008 21:41:41 GMT</pubDate></item><item><title>Close to Paradise.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/19/10645082.html</link><category>Sentiments</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/19/10645082.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10645082/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/09/19/10645082.html</guid><description>&lt;p&gt;Il est l&#xe0;, assis sur son tr&#xf4;ne de Titane, imperturbable. Une large tunique monacale donne &#xe0; son corps l&apos;ampleur qu&apos;il n&apos;a pas. L&apos;immense capuche recouvre son cr&#xe2;ne, emp&#xea;chant son visage-mirage d&apos;appara&#xee;tre. Une boucle blonde, qu&apos;un rayon de soleil irradie, se rebelle dans un pli. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mille fois cette sc&#xe8;ne a transperc&#xe9; mon &#xe2;me, perdant mon regard dans les nimbes. Dire comment je ne peux toucher cette image fig&#xe9;e est un exercice impossible. Ne pas toucher, mais sentir. Cette moiteur de peau. Ces granules qui s&apos;&#xe9;rigent sous mes doigts assur&#xe9;s. Ce frisson qu&apos;il me donne de ne rien me donner. Et cette odeur d&apos;hormones qui me M&#xe2;le le corps. Je suis un h&#xe9;b&#xe9;t&#xe9; qui croit le dominer quand il dicte mes pens&#xe9;es. Ne viens pas. Ne pars pas. Succession de paradoxes que mon &#xe2;me d&#xe9;faite se pla&#xee;t &#xe0; laisser faire. &#xd4; sombre sentiment, crois tu me d&#xe9;passer ou me manipuler ? Je cherche ailleurs ce que je ne saurai voir qu&apos;en regardant en face. Savoir o&#xf9; regarder mais ne pas s&apos;y risquer. Est ce l&#xe0; la force des faibles ou la faiblesse de la force ?&lt;br /&gt;Regardes, ce que depuis ton tr&#xf4;ne, tu as fait de moi. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard que je jette me r&#xe9;pond l&apos;absence. Le tr&#xf4;ne est vide. Je tourne, vire. Mon coeur semble s&apos;emballer de ne pouvoir le situer. Je traverse la pi&#xe8;ce, cours en tout sens. Essoufl&#xe9;, je m&apos;arr&#xea;te pli&#xe9; en deux. Je regarde ces dalles froides o&#xf9; s&apos;usent mes pieds nus depuis des temps oubli&#xe9;s. Mon corps verse ses larmes dans des spasmes de fou. &lt;br /&gt;C&apos;est alors que sur mon &#xe9;paule se pose une chaleur. Il me rel&#xe8;ve de sa main. Sa capuche tomb&#xe9;e laisse &#xe0; mon regard sa chevelure de bl&#xe9;s. Un baiser sur mon front finit de me calmer. Il me semble flotter. Je vois cette lumi&#xe8;re dont on m&apos;a tant parl&#xe9;. Puis il m&apos;am&#xe8;ne l&#xe0;, sur son tr&#xf4;ne de Titane. D&#xe9;j&#xe0; je ne peux plus pleurer. Je pose ma t&#xea;te sur ces genoux. Il caresse ma nuque. Et je ferme mes yeux. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 19 Sep 2008 20:50:53 GMT</pubDate></item><item><title>Vive l&apos;automne.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/06/14/9564957.html</link><category>Sentiments</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/06/14/9564957.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9564957/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/06/14/9564957.html</guid><description>&lt;p&gt;S&apos;envole au vent, cesse un moment sa course folle, retombe en piqu&#xe9;, fr&#xf4;le l&apos;herbe, remonte dans un tourbillon, danse une valse &#xe0; deux temps, se suspend dans les airs, descend lentement puis :&lt;br /&gt;s&apos;&#xe9;crase sur le sol ou atterri en douceur.&lt;br /&gt;L&apos;amour, c&apos;est comme une feuille morte. &lt;br /&gt;Mais moi, je ne vis que la premi&#xe8;re option. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;adore m&apos;&#xe9;craser.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 22:16:09 GMT</pubDate></item><item><title>C&#xe9;libat.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/06/12/9551705.html</link><category>Viiiivre</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/06/12/9551705.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9551705/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/06/12/9551705.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;quot;Les hommes c&#xe9;libataires devraient &#xea;tre plus lourdement tax&#xe9;s que les hommes mari&#xe9;s. Ce n&apos;est pas juste que des hommes soient plus heureux que d&apos;autres.&amp;quot;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Oscar Wilde&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L&apos;avantage du c&#xe9;libataire sur l&apos;homme mari&#xe9;, c&apos;est qu&apos;il peut toujours cesser de l&apos;&#xea;tre s&apos;il trouve qu&apos;il s&apos;est tromp&#xe9;.&amp;quot;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Alphonse Karr&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Comme la possession d&apos;animaux sauvages est interdite par la loi, et que je n&apos;ai aucun plaisir aux animaux domestiques, je pr&#xe9;f&#xe8;re rester c&#xe9;libataire.&amp;quot;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Karl Kraus&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 21:31:46 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;&#xe2;me du chanteur.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/24/9307918.html</link><category>Galerie de portraits.</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/24/9307918.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9307918/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/24/9307918.html</guid><description>&lt;p&gt;Son visage a la beaut&#xe9; et la douceur de ses plurielles origines. Lorsque il s&apos;illumine d&apos;un sourire ravageur, c&apos;est pour mieux doucher juste apr&#xe9;s les espoirs trop vite n&#xe9;s. Puis le temps fait qu&apos;en lui pointe le regret de cette duret&#xe9; trop vite exprim&#xe9;e, duret&#xe9; qui n&apos;&#xe9;tait que facade et visait &#xe0; se construire une barricade. C&apos;est un &#xe9;corch&#xe9; de la vie. M&#xe9;fiant, il prend malgr&#xe9; tout le risque de souffrir car un beau moment vaut mieux qu&apos;une existence sans relief. Mon tour &#xe9;tait venu, il y a quelques temps d&#xe9;j&#xe0;, de lui planter des banderilles. Certain de ne pas en sortir indemne, sa clairvoyance triompha, &#xe0; son grand d&#xe9;sarroi, et au mien. Il m&apos;offrit une &#xe9;charpe d&apos;aviateur, symbole peut &#xea;tre de ce qu&apos;il comprit de moi : je m&apos;envole toujours si l&apos;on ne trouve pas de liens assez solides et rassurants pour me fixer et m&apos;&#xe9;viter la peur. Cel&#xe0; me fait dire de lui qu&apos;il a lorsqu&apos;il souffre la dignit&#xe9; des sages, il garde ses larmes pour son intimit&#xe9; et exprime la force lorsque d&apos;autres yeux que les siens croient voir en lui une faiblesse. Il a lorsqu&apos;il chante une voix &#xe9;tonnante qui envo&#xfb;te les sens. Ses sens de danseur, eux, longtemps mis en sourdine, &#xe9;ructent aujourd&apos;hui. Tout ce temps pass&#xe9; sans le voir m&apos;emp&#xea;che de conter ce qu&apos;il est aujourd&apos;hui. A-t-il trouv&#xe9; la force de me hair encore ? A-t-il fait le deuil de ce fou que je suis, de ce d&#xe9;mon sans &#xe2;me &#xe0; la conscience mauvaise ? Je l&apos;imagine vivant et je l&apos;esp&#xe8;re heureux. C&apos;est de le voir danser qui me permettrait de savoir. Mais peut il pardonner celui qui jamais ne s&apos;excusa. Je me souviens de ses mots : &amp;quot;je suis patient&amp;quot; qui &#xe9;taient un d&#xe9;fi lanc&#xe9; &#xe0; l&apos;anguille qui glisse entre les doigts. Mais le d&#xe9;fi, rarement, refl&#xe8;te la v&#xe9;rit&#xe9;. &lt;br /&gt;Mais ce que je garde de lui, c&apos;est l&apos;image du combattant qui toujours se rel&#xe8;ve, qui grandit de l&apos;&#xe9;chec, qui arrive &#xe0; ses fins. &lt;br /&gt;Mais ce que je garde de lui, c&apos;est que je fus le barman qu&apos;il charma en demandant un coca-light. &lt;br /&gt;Mais ce que je garde de lui, c&apos;est l&apos;enfant qui m&apos;offrit en terrasse un beau bouquet de fleurs, fier de savoir que l&apos;a-sentimental que je suis ne saurait plus o&#xf9; se mettre, g&#xea;n&#xe9; des sentiments &#xe9;tal&#xe9;s au grand jour. Je garde enfoui en moi le sourire de celui qui a r&#xe9;ussi son coup.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 24 May 2008 20:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ca glisse.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/20/9245947.html</link><category>Galerie de portraits.</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/20/9245947.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9245947/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/20/9245947.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est un tango. Cheminant dans les all&#xe9;es souterraines, ils se tiennent la main. Evitant en dansant les foules &#xe0; contre sens, ils sourient l&apos;un &#xe0; l&apos;autre. Deux hanches qui se frolent sans jamais se toucher, sur des jambes qui de concert avancent en harmonie. Un coup &#xe0; droite, un coup &#xe0; gauche, le mouvement est parfait. Se d&#xe9;robant aux &#xe9;cueils, ils froncent les sourcils de leurs yeux amoureux &#xe0; ceux qui trop distraits tendent &#xe0; les s&#xe9;parer. Serrant le rang dans les courbes, ils ralentissent pour voir venir l&apos;obstacle. Puis acc&#xe9;l&#xe8;rant de nouveau, rassur&#xe9;s par la vue d&#xe9;gag&#xe9;e, ils deviennent ambitieux. Surgissant juste en face de derri&#xe8;re un vieillard, une pulpeuse brune est &#xe9;vit&#xe9;e de justesse. La cadence est rompue, le m&#xe2;le ne donne plus le tempo de la marche en avant. Pivotant inexorablement, sa t&#xea;te suit ses yeux qui suivent la m&#xe9;cr&#xe9;ante dont &#xe9;mane aussi ce doucereux parfum qui ennivre les sens. La femelle moiti&#xe9; du duo qui Tangote a les yeux horrifi&#xe9;s de celle qui comprend que la danse est compromise par l&apos;obstacle pulpeux. &lt;br /&gt;Se croyait invincible ce bin&#xf4;me amoureux. Mais sur la pulpe a gliss&#xe9;. Ecart d&apos;un instant qui insufle le doute. S&apos;arr&#xea;tant un instant pour reprendre leurs souffles et leurs esprits, je les d&#xe9;passe l&#xe0; dans ce tunnel assombri. Lui le regard d&#xe9;sol&#xe9; de l&apos;enfant prit la main dans le pot de confiture, elle de la maman dont le fils a trahi le serment du sans sucre.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 19 May 2008 22:17:44 GMT</pubDate></item><item><title>Le yaourt aux abricots.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/12/9139630.html</link><category>jolies rencontres</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/12/9139630.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9139630/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/12/9139630.html</guid><description>&lt;p&gt;Nous sommes en 1998.&lt;br /&gt;Lundi, il est 11h. La petite &#xe9;glise est pleine. Sa soeur fait son portrait et elle a un mot gentil pour moi dans ce lieu dont les repr&#xe9;sentants nous tra&#xee;te de malades. On sort dehors suivant le cerceuil. C&apos;est son beau fr&#xe8;re qui me guide. Je ne vois rien, je n&apos;entends rien. On est en janvier et le cimeti&#xe8;re est gel&#xe9;. Mon corps tremble, mais de douleur. C&apos;est en jetant un regard dans le trou que je comprends que je ne le reverrai plus. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi d&apos;avant, il est 14h. Je suis &#xe0; l&apos;hopital prostr&#xe9; sur une chaise &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de son lit d&apos;h&#xf4;pital. Ses parents sont arriv&#xe9;s une heure avant. Ma t&#xea;te pos&#xe9;e sur son &#xe9;paule, je le tiens dans mes bras. Je sens son dernier souffle et les machines qui sifflent alors ce bip strident et monotone. Ses parents accourent dans la chambre, les infirmi&#xe8;res et un m&#xe9;decin les suivent. On me tire en arri&#xe8;re. Je reste debout comme un zombie &#xe0; pleurer devant son corps, devant son coeur que l&apos;on arrive pas &#xe0; faire repartir. J&apos;entends cette voix qui pour me consoler me dit que de toutes fa&#xe7;ons, son cerveau &#xe9;tait trop touch&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi, il est 8h. Il me fait un bisou dans le cou. Je le sens mais fait comme si j&apos;&#xe9;tais encore endormi, il n&apos;aime pas me r&#xe9;veiller, il aime me dire au revoir sans un mot. Il quitte l&apos;appartement en silence. Je sens qu&apos;il me lance un regard, un sourire viss&#xe9; aux l&#xe8;vres. Il marche dans la petite rue qui abrite mon appartement. Il a du tourner rue Mirepoix puis rue de Romigui&#xe8;res. C&apos;est toujours par l&#xe0; que nous rejoignions la Place du Capitole. Etait il heureux ? J&apos;ose le croire. Il faisait beau pour un mois de janvier, il a du sortir ses lunettes de soleil en arrivant sur la place. Il a peut &#xea;tre lev&#xe9; les yeux vers le ciel pour regarder un avion passer. Il &#xe9;tait passionn&#xe9; d&apos;aviation. Il a s&#xfb;rement reconnu le mod&#xe8;le. Moi j&apos;ai su par le policier qui m&apos;a appel&#xe9; que c&apos;&#xe9;tait une Renault 21 qui l&apos;a renvers&#xe9; alors qu&apos;il traversait sans regarder la rue. &lt;br /&gt;Je ne lui ai pas dit au revoir quand il est parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi, la veille, il est 22h. Il n&apos;a pas voulu de dessert. C&apos;est moi son dessert autant qu&apos;il est le mien. On quitte le restaurant de la place Saint Sernin o&#xf9; nous avons nos habitudes. On se presse de rejoindre mon appartement, il est le plus pr&#xe9;s. On fait l&apos;amour une bonne partie de la nuit avant qu&apos;il ne s&apos;endorme contre moi. Je sens son souffle dans mon cou et je m&apos;endors heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huit mois avant, un mardi &#xe0; 17h. J&apos;ai fini mes cours &#xe0; 16h. Je suis en avance pour une fois. J&apos;ai les mains moites mais ce n&apos;est pas d&#xfb; &#xe0; la douce chaleur qui s&apos;installe sur Toulouse en ce mois de mai. Il va arriver. Je ne sais pas o&#xf9; me mettre. Je n&apos;en reviens pas de l&apos;avoir allum&#xe9; comme je l&apos;ai fait. C&#xe0; ne me ressembles pas. La place Saint Sernin est calme &#xe0; cette heure l&#xe0;. Les &#xe9;tudiants de Kagne n&apos;ont pas encore fini leurs cours. Puis je le vois arriver. Il me d&#xe9;pose un bisou sur la joue. Je ne sais pas o&#xf9; me mettre. Ce gar&#xe7;on a d&#xe9;j&#xe0; un fabuleux pouvoir sur moi. Il me demande ce que je veux boire. Je prononce avec difficult&#xe9; les mots vittel et fraise. Il commande deux vittel fraise et deux yaourts aux abricots. Je souri. Et je l&apos;ignore &#xe0; ce moment l&#xe0;, ce sourire ne quittera plus mes l&#xe8;vres huit mois durant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi &#xe0; 13h. Je quitte l&apos;amphi o&#xf9; cet ancien conseiller de Raymond Barre essaie de nous apprendre l&apos;&#xe9;conomie. Il est un g&#xe9;nie qui a mal tourn&#xe9;. Toujours &#xe0; la traine, je rattrapes mes amis. On se dirige comme d&apos;habitude vers la caf&#xe9;taria de l&apos;Arsenal, au sous sol sous les voutes en briques roses. On fait une partie de Uno en mangeant nos sandwiches. Les filles de notre petit groupe nous donnent les photocopies des cours du vendredi pr&#xe9;c&#xe9;dent. Comme souvent le jeudi soir, la soir&#xe9;e &#xe9;tudiante s&apos;est finie sur la terrasse de mon appartement avec un beaujolais/cassoulet/b&#xe9;do. On a zapp&#xe9; les cours du vendredi pour avoir une t&#xea;te d&#xe9;cente avant de retrouver nos familles. Certains racontent leur week end de Pentecote. Je suis discret sur ces week end familiaux qui sont une corv&#xe9;e.&lt;br /&gt;Je me l&#xe8;ve de la table de jeu pour aller chercher un dessert. Je suis timide et traverser la caf&#xe9;taria seul est un supplice. Je sens un regard plus appuy&#xe9; qui me d&#xe9;shabille. Je me risque &#xe0; regarder. Un bel ange blond aux cheveux boucl&#xe9;s me suit de son regard bleut&#xe9;. Ce gar&#xe7;on est l&apos;image rendue r&#xe9;elle de mon fantasme absolu. Je d&#xe9;tourne le regard me demandant quelle &#xe9;norme t&#xe2;che j&apos;ai pu faire sur mon tee shirt pour susciter son int&#xe9;r&#xea;t. Je me mets dans la file, sage &#xe9;tudiant que je suis. Arrive mon tour. Il n&apos;y a plus de moelleux au chocolat. Je ne sais pas ce que je prends &#xe0; la place. Des gens derri&#xe8;re moi attendent. Je tarde &#xe0; d&#xe9;cider. Une voix douce me glisse que les yaourts &#xe0; l&apos;abricot sont d&#xe9;licieux. C&apos;est l&apos;ange blond. Je dois devenir rouge, cramoisi. L&apos;incendie se d&#xe9;clenche sur mes joues et un frisson inconnu jusqu&apos;alors court sur mon &#xe9;piderme. Je souris b&#xea;tement et commande un yaourt &#xe0; la fraise.&amp;nbsp; Je me retourne et il me sourit. Il me dit que l&apos;abricot est pourtant d&#xe9;licieux. Je lui r&#xe9;ponds, bravache, que je gardes cette&amp;nbsp; d&#xe9;couverte pour une d&#xe9;gustation plus tard avec lui qui a l&apos;air si expert. Je suis surpris de mon culot. Il l&apos;est aussi. C&apos;est lui qui s&apos;empourpre. Il reprend vite ses esprits. Il me rattrape moi qui suis d&#xe9;j&#xe0; parti, honteux de mon aplomb. Il me dit qu&apos;il finit ses cours &#xe0; 17h et que c&apos;est l&apos;heure id&#xe9;ale pour d&#xe9;guster un yaourt aux abricots en cette belle journ&#xe9;e de Mai. Je lui demande o&#xf9; et il me donne le lieu de la d&#xe9;gustation...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd&apos;hui, nous sommes le Lundi 12 Mai 2008, il est 3h du matin. Et je me dis que demain, cela fera onze ans que j&apos;aime les yaourts aux abricots.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 12 May 2008 01:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le plan de m&#xe9;tro.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/10/9121101.html</link><category>Viiiivre</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/10/9121101.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9121101/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/05/10/9121101.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai pris le m&#xe9;tro. &lt;br /&gt;Station enfance heureuse, une r&#xe9;gulation de trafic m&apos;a fait rester un peu. &lt;br /&gt;Station adolescence, la panne de signalisation m&apos;a fait perdre patience, je me suis jet&#xe9; sur les voies quand le train red&#xe9;marrait. Bien s&#xfb;r je me suis rat&#xe9;. &lt;br /&gt;Station caprices d&apos;enfant gat&#xe9; : je me suis attard&#xe9;. &lt;br /&gt;Station f&#xea;tes de famille : au d&#xe9;but je m&apos;y arretais, puis le temps a pass&#xe9;, marre de dire que la station est belle alors qu&apos;elle me fait vomir. J&apos;ai gomm&#xe9; ce passage oblig&#xe9; de mon plan de m&#xe9;tro. &lt;br /&gt;Station des petites attentions : j&apos;y arrive souvent en retard quand je n&apos;oublies pas de descendre.&lt;br /&gt;Station des joies : je n&apos;y restes jamais longtemps, j&apos;aime le bonheur quand je le conquiers, mais il me lasse quand je l&apos;ai. Petit &#xea;tre insatisfait de ce qu&apos;il est, de ce qu&apos;il a.&lt;br /&gt;Station des complaintes et plaintes : je la regardes passer sans m&#xea;me y poser un pied. Le quai y est glissant et puant. A quoi bon y aller quand la station d&apos;apr&#xe9;s m&apos;appeles.&lt;br /&gt;Station des risques inconsid&#xe9;r&#xe9;s : j&apos;aime &#xe0; y passer mes nuits en attendant le premier m&#xe9;tro. Il y a un prix &#xe0; payer, mais au regard des sensations qu&apos;elle me procure, le prix est ridicule.&lt;br /&gt;Station des ambitions et des r&#xea;ves : peut-&#xea;tre ma pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;e. Certains diront que c&apos;est une station fant&#xf4;me, j&apos;en connais pourtant les intimes recoins. Pas de mirage en ce bas monde, &#xe0; cette station il faut aller, puis prendre son r&#xea;ve ou son ambition et sauter dans le prochain m&#xe9;tro en serrant dans ses bras ce pr&#xe9;cieux tr&#xe9;sor pour l&apos;emmener &#xe0; la station d&apos;&#xe0; cot&#xe9;.&lt;br /&gt;Station de la concr&#xe9;tisation : celle ou les plus gros courants d&apos;air emportent les plus pr&#xe9;cieux tr&#xe9;sors. Il faut les tenir, puis attendre, un m&#xe9;tro, deux m&#xe9;tros ... cinq, parfois dix. Et le tr&#xe9;sor te prend par la main. C&apos;est lui qui d&#xe9;sormais m&apos;emm&#xe8;ne dans le prochain m&#xe9;tro.&lt;br /&gt;Sation de la r&#xe9;alit&#xe9; : descente oblig&#xe9;e. Etape incontournable pour qui veut avancer et r&#xe9;colter les fruits des errements de m&#xe9;tro.&lt;br /&gt;Station du plaisir : j&apos;adore ! Je m&apos;y vautre des heures durant.&lt;br /&gt;Station des amiti&#xe9;s : j &apos;y suis fid&#xe8;le mais pas drogu&#xe9;. L&apos;overdose parfois me laisse un temps sans y aller.&lt;br /&gt;Station professionnelle : j&apos;y passe tant de temps ... J&apos;aime y flaner et la jumeler &#xe0; la station des ambitions.&lt;br /&gt;Station du d&#xe9;lire permanent : elle est ma signature.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 09 May 2008 23:48:00 GMT</pubDate></item><item><title>Conversation.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/04/17/8857488.html</link><category>Viiiivre</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/04/17/8857488.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8857488/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/04/17/8857488.html</guid><description>&lt;p&gt;Dans la rue, en allant prendre un caf&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle : &amp;quot;Mais toi de toutes fa&#xe7;ons, tu n&apos;aimes pas les femmes.&amp;quot;&lt;br /&gt;Moi : &amp;quot;Ah si, il y a quelque chose que j&apos;aime bien chez les femmes !! &amp;quot;&lt;br /&gt;Elle : &amp;quot;Mouais, et quoi?&amp;quot;&lt;br /&gt;Moi : &amp;quot;Selon l&apos;&#xe2;ge qu&apos;elles ont, leur mec ou leur fils !&amp;quot;&lt;br /&gt;Elle : &amp;quot;T&apos;es vraiment un enfoir&#xe9; !!&amp;quot;&lt;br /&gt;Moi : &amp;quot;Il a quel &#xe2;ge ton fils d&#xe9;j&#xe0; ?&amp;quot;&lt;br /&gt;Elle : &amp;quot;Pfff !! c&apos;est toi qui paye le caf&#xe9; !&amp;quot;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Apr 2008 19:54:38 GMT</pubDate></item><item><title>Cette porte.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/04/15/8833077.html</link><category>Sentiments</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/04/15/8833077.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8833077/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/04/15/8833077.html</guid><description>&lt;p&gt;Ce soir, en sortant de chez moi, j&apos;ai trouv&#xe9; une rose sur le paillasson. Elle &#xe9;tait accompagn&#xe9;e de truffes en chocolat. Et d&apos;un mot. D&apos;amour. &lt;br /&gt;Il y a vingt jours que j&apos;ai ouvert cette porte. Et c&apos;est sur le pas de la mienne que ce soir ces vingt jours se r&#xe9;sument. La beaut&#xe9; d&apos;une rose. La gourmandise d&apos;une truffe en chocolat. Le sourire d&apos;un mot doux. &lt;br /&gt;Oh non, il y a vingt et un jours, je n&apos;aurai pas pari&#xe9; cela. Mais &#xe0; quoi servent les paris, sinon &#xe0; les perdre. C&apos;est dans ses yeux que je me perds, lorsque le jour le fait se lever. Dans ses cheveux mes mains se noient. Je me demande ce qu&apos;il fait. Je red&#xe9;couvre la jalousie. Et m&#xea;me s&apos;il essaie, il n&apos;arrive pas &#xe0; m&apos;&#xe9;nerver, ni m&#xea;me &#xe0; m&apos;agacer. Mon caract&#xe8;re de sauvage se fait discret. Je ne sais pas o&#xf9; tout &#xe7;&#xe0; va m&apos;emmener, et pour la deuxi&#xe8;me fois de ma vie, je n&apos;en ai rien &#xe0; faire. &lt;br /&gt;Parce que ce soir, j&apos;ai trouv&#xe9; une rose sur mon paillasson. Une rose blanche et sans &#xe9;pines, accompagn&#xe9;e de truffes en chocolat. Et d&apos;un mot. De mon amoureux.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 15 Apr 2008 20:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>J&apos;ai vu de la lumi&#xe8;re alors je me suis arr&#xea;t&#xe9;.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/25/8465569.html</link><category>Sentiments</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/25/8465569.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8465569/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/25/8465569.html</guid><description>&lt;p&gt;Un long couloir. De couleur et de luminosit&#xe9; in&#xe9;gales au fur et &#xe0; mesure que l&apos;on avance. Des musiques qui y r&#xe9;sonnent, parfois des silences. Mais de toutes ces conditions variables, l&apos;on fait fi. L&apos;on avance. Il le faut bien. Le long de ce couloir, des portes. Des portes avec enseignes accrocheuses, d&apos;autres avec enseignes sobres, d&apos;autres encore sans signes distinctifs. Des portes ferm&#xe9;es, d&apos;autres ouvertes, d&apos;autres encore entrouvertes. Parfois l&apos;on passe sans les voir. Parfois elles nous arr&#xea;tent, nous interpellent. Rares sont celles &#xe0; travers lesquelles on s&apos;engouffre sans h&#xe9;siter. La r&#xe9;flexion est de mise en ce couloir o&#xf9; l&apos;on chemine. La difficult&#xe9; de l&apos;exercice est plus forte devant les portes entrouvertes. On ne sait combien de temps elles vont le rester. Trop attendre &#xe9;quivaut &#xe0; prendre le risque de les voir se fermer sans trop savoir o&#xf9; sont les cl&#xe9;s. Un pas vers elles, et peut-&#xea;tre se refermeront elles. Il faut les jauger sans savoir ce qui se trouve derri&#xe8;re sinon ce que l&apos;on apercoit par l&apos;interstice qu&apos;elles nous offrent &#xe0; la vue. Puis arr&#xea;ter de se poser des questions et d&apos;un geste s&#xfb;r mais prudent, les ouvrir vraiment et se lancer. &lt;br /&gt;Je restais depuis quelques temps devant une porte entrouverte, attirante et myst&#xe9;rieuse &#xe0; la fois. Je sentais bien qu&apos;elle h&#xe9;sitait &#xe0; me montrer plus de la pi&#xe8;ce qu&apos;elle masquait. Mais je ne sais comment, elle s&apos;est ouverte en m&#xea;me temps que j&apos;avancais vers elle pour l&apos;ouvrir vraiment. Derri&#xe8;re, il y avait un voyage en Darjeeling Limited, un restaurant italien, un baiser sur un quai de m&#xe9;tro, une pi&#xe8;ce de th&#xe9;atre, un soupe de mais au pop-corn, une nuit d&apos;amour,une bouteille de vin,&amp;nbsp; une &#xee;le de tendresse, une promenade autour du Luxembourg , une peau d&apos;une extr&#xea;me douceur et pleins de jolis petits moments en pas beaucoup de temps. &lt;br /&gt;Je me dis que j&apos;ai bien fait d&apos;ouvrir cette porte entrouverte et je me demande comment cela se fait qu&apos;elle se soit laiss&#xe9; ouvrir. Mais peu importe le pourquoi, peu importe le comment. Ce n&apos;est pas ce qui compte finalement. Je veux encore pleins de jolis petits moments.&lt;br /&gt;Je me sens vivant.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 25 Mar 2008 22:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Querido.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/21/8401954.html</link><category>jolies rencontres</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/21/8401954.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8401954/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/21/8401954.html</guid><description>&lt;p&gt;WOW !!!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 21 Mar 2008 00:12:23 GMT</pubDate></item><item><title>Dimanche.</title><dc:creator>monome</dc:creator><link>http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/17/8351218.html</link><category>Viiiivre</category><comments>http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/17/8351218.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://monome.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8351218/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://monome.canalblog.com/archives/2008/03/17/8351218.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x3okgn&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=1&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;357&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J&apos;ai oubli&#xe9; de vivre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 16 Mar 2008 23:32:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>