24 février 2008
Génie 2.
Chris Garneau
Génie à l'état pur.
Chris Garneau - Between the bars
20 février 2008
Mercredi.
19 février 2008
Portrait 2.
Il rentre d'une journée de travail, probablement. Il a les traits tirés, les écouteurs de son Ipod vissés dans ses oreilles, un bonnet en cachemire gris, un caban et un vieux sac suisse en bandouillère plutôt usé, probable souvenir auquel il est attaché pour encore oser le porter. Il n'est pas trés grand, ses yeux pétillants soulignent son regard déterminé. Dans ce métro bondé il observe beaucoup, note chaque détail, et parfois sourit. A des moments son regard est vague, se perd dans l'entremel des corps secoués par les spasmes de la rame. Que peut il bien penser à ces moments précis ? Vers quel horizon son esprit peut il vagabonder ? Pense t il seulement ? Des soucis le taraudent t ils ? Se souvient il ? Puis ses yeux reviennent, se fixent à nouveau, il regarde ce garçon et son chien. Puis cette femme. Puis il se plonge dans son agenda électronique et enfin le referme. Les portes s'ouvrent. Il remonte d'un pas décidé vers la sortie du tube. En haut des marches, il marque un temps, respire une grande bouffée d'air frais, puis remonte cette petite place peuplée d'arbres déshabillés par l'hiver. Le fond de l'air est glacé, il remonte son col. Accélère son pas. Il sème derrière lui les péripéties de sa journée qu'il reprendra le lendemain matin bien rangées par une nuit réparatrice. Arrivé devant sa porte, il tourne la clé. L'appartement est vide de vie, il enlève le superflu, lance un clin d'oeil à cette photo qui lui sourit, puis va se doucher. Il se presse car il sait que le coup de fil du mardi soir va bientôt retentir. Il fera de son mieux pour écouter, réagir, compatir. Il se dira aussi que demain encore il devra faire fi des opinions qu'on a de lui. Ce n'est qu'un jeu qu'il a choisi. Il ne le dira pas, mais il sait où il va. Il ne le criera pas, mais il est heureux. Il se couchera vidé, mesurant le chemin qu'il reste à parcourir, les difficultés qu'il faudra surmonter. Puis le temps de s'endormir, deviendra un autre auquel chaque jour qui passe le fait un peu plus ressembler.
Il faudra, au terme de ce périple, inventer un nouveau rêve vers lequel l'emmener.
17 février 2008
"En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout." Albert Camus.
Peter Von Poehl - The Story Of The Impossible
Gazouillis et compagnie.
C'est un drôle de sentiment. De ceux qui sûrement viennent de loin, mais qui ne tambourinent pas assez pour prévenir de leur arrivée, et qui donc une fois à votre porte, vous coupent le souffle.
Une promenade dans un parc, des enfants qui jouent, un gosse qui vous sourit et qui s'en va en courant jouant l'intimidé. Des images qui traversent l'esprit telles des visions qu'on refoule, celle d'un neveu avec qui on retombe en enfance, jouant à la petite voiture sur le parquet usé de son enfance, ces multiples questions auxquelles il faut répondre : "pourquoi le soleil çà fait mal aux yeux quand on le regarde ?", "pourquoi le vent soulève la jupe de Perrine?", "pourquoi il crie le monsieur à la télé?", "pourquoi il ronfle papa ?"...
Ces actes évidents pour d'autres qui étaient un calvaire pour moi et qui deviennent une envie. Le tenir par la main, le consoler quand il tombe et qu'il a mal, l'encourager à frapper dans le ballon, lui apprendre quelque chose. Être un oncle, et se dire en le regardant jouer, qu'on aimerait être père.
Voir grandir une part de soi, se dire qu'une fois devenu poussière, on aura laissé une trace. Ou juste se dire que peut être le fait de transmettre à quelqu un ce qui nous a construit lui servira aussi, mais plus vite, donner des pistes pour éviter certains écueils même si d'autres se présenteront devant lui. Apprendre la liberté, le respect et toutes ses valeurs trop souvent détournées. Donner à cette part de soi l'opportunité qu'on a pas eu soi même de voir le monde sans oeillères, sans barrières, sans a priori. Le laisser trouver sa voie, souffrir de ne pas savoir s'il va réussir, ne pas lui faire subir.
Être père, mais douter de pouvoir l'être bien. Voilà ce sentiment venu d'ailleurs et qui parfois laisse sur mes lèvres un sourire étrange, un plaisir furtif.
16 février 2008
Plus loin.
Christophe Willem chante Michel Berger Viens je t'emmene
Ciao./
Thiéfaine - Je t'en remets au vent
Philosophie à deux centimes.
Je ne sais pas toujours ce que je veux. Sauf quand je veux ce que je n'ai pas. Et quand je l'ai ? Je n'en veux plus. Je ne sais pas pourquoi je n'en veux plus. Parce que je suis un insatisfait, un instable, un petit con, un enfant gaté ? Un peu tout çà à la fois sûrement. Je ne suis pas sûr de vouloir changer. C'est bien de ne pas savoir. Les gens qui savent tout, qui programment tout doivent s'ennuyer !
Je ne sais pas toujours ce que je veux, mais je ne veux pas toujours ce que je sais vouloir, et çà c'est pire. C'est même pas de la timidité, ce serait trop simple comme explication. J'imagine que je n'en veux pas parce que c'est quand même plus marrant de vouloir ce dont on a pas envie à première vue. Parce que défois, ce dont on ne veut pas se révèle savoureux, surprenant. Il y a du déchet, d'accord. Mais mieux vaut une bonne surprise qu'une déception. Lorsqu'on veut un instant ce qui ne nous viendrait pas à l'idée d'avoir en réfléchissant, çà fait tomber pas mal de barrières, découvrir de nouveaux horizons. Et puis il ne faut pas que ce soit facile. La facilité, c'est fade.
J'ai vraiment besoin d'une thérapie.