31 janvier 2008
My everything.
30 janvier 2008
S'il n'en restait qu'un.
Imaginez la fin de notre ère.
Notre Président ayant signé un accord de coopération nucléaire avec la Lybie, celle-ci s'étant empréssée de revendre ces belles technologies à son grand ami Iranien, qui en a usé et abusé contre ses ennemis naturels Israel et l'Arabie Saoudite, on passe sur le jeu des alliances et des mésalliances qui a amené la ...
Non c'est trop réaliste, ce post va être chiant si je continue sur cette lancée. Je recommence.
Le 4 Novembre 2008, le soir de son élection, Hillary C. a trouvé son vice-président Barak O. entrain de jouer avec le cigare de Bill C. et Britney S. filmait la scène. Furieuse que le plan soit raté, Britney S. a dégainé son arme et shooté la présidente. Morte sur le coup. Pourquoi la Brit a shooté aussi Bill et Barak, çà on ne le sait pas. Ce que l'on sait en revanche c'est que Carla B. a tué Nicolas S. un peu avant le même soir parcequ'elle l'a surpris entrain de se masturber devant le discours de victoire d'Hillary. Il n'en fallut pas plus pour que la déstabilisation soit totale en ce bas monde. La chute de la bourse fut complète lorsqu'on apprit que le président du sénat français qui remplaca Nicolas S. eut nommé un trader fraudeur Jérôme K. comme ministre des finances, et çà non plus, on ne sait pas pourquoi.
Crise économique, guerres civiles, épidémies, famines et autres joyeusetés furent les éléments composant cette tragique fin de notré ère. Tout çà pour un cigare et un peu de crème fouetée...
Dieu, Mahomet, Bouddha, Allah et autres divinités, excédés par tant de gachis, se décidèrent donc à interrompre leur partie de bowling sur Vénus pour revenir au chevet de leur fille ainée, cette caractérielle Terre.
Ils décidèrent donc de supprimer ce qui restait de vies humaines sur la planète sauf chacun un homme et une femme de leur croyance afin de repeupler la planète et de conserver leur fond de commerce religieux à l'occasion de cette formidable refondation.
Ainsi furent établies plusieurs short-list selon des critères à la discrétion de chaque chef de clan, enfin de chaque Dieu.
Réalisma, créatrice des athés choisit comme critères : la tolérance, l'humanisme, la fibre sociale, la beauté, la faculté à se reproduire avec un être de sexe opposé, un esprit sain dans un corps sain, la générosité, l'absence de pilosité (vengeance contre Thor avec qui elle vécut une histoire d'amour avant de se faire larguer sur le quai d'un terminal spatial dans la galaxie des fraises des bois, voisine de la notre; Thor avait le torse velu CQFD) et puis plein d'autres critères dont je vous passerai les infâmes détails.
Etant athé, je ne pouvais figurer sur la liste des croyants. Bien que survivant, je ne pouvais, à cause des critères de Réalisma, être le dernier des athés.
Cette dissertion sur l'avenir des Hommes me laisse à penser que non décidemment, s'il n'en restait qu'un, ce ne serait pas moi.
27 janvier 2008
Découverte.
No Regret Life - Nakushita Kotoba
24 janvier 2008
Nuno.
Marie Laforet - Mon amour Mon ami
Portrait 1.
Il a, qui barre son visage, un regard d'enfant, ce qui pour un trentenaire n'est pas si courant. Il a la gueule de James Dean, donc plutôt trés beau gosse, le cul bombé d'un basketteur de couleur, sauf qu'il est blanc. Il a enfoui au fond de lui des fantômes dérangeants, qui parfois le taraudent. Il a l'impatience d'un gosse, l'ambition commence à naître dans son âme, tel un adolescent qui dit au revoir à l'insouciance. Il aime les enfants pour leur innocence et leur franchise, et parce qu'avec eux il n'est jamais question de sous-entendus. Il croit à l'amour fou, unique, l'amour qui met des étoiles dans les yeux, ce genre d'amour qui l'installe durablement sur un nuage cotonneux et lorsque, par malheur, le nuage se déchire, c'est tout son corps, toute son âme, qui sont pris de spasmes de douleur incontrôlables. Il est un révolté, un partisan des abîmés de la vie, des victimes de la guerre, un pourfendeur des injustices. Il aime parfois à se dissimuler, mais lorsqu'il s'engage sur les sentiers de la perdition, il sème des cailloux pour qu'on puisse le retrouver. Il est un petit poucet. Il aime vivre de peu, partir dans son désert, ne se servir que d'une main. Il est un sauteur, de barrières municipales ou de potelés de trottoir parisien, qu'il franchit de préférence en chantant une chanson paillarde. Il a la timidité d'un joli garçon qui feint de s'ignorer, la croyance d'un athée, l'espérance d'un angelot, l'optimisme lui est chevillé au corps. Il a la mauvaise foi d'un basketteur qui se fait exclure pour une simulation évidente. Il est capable de longs silences comme de longs monologues qui ont pour sujets principaux sa vie, ses états d'âmes. Il sait aussi écouter ce qu'on consent à lui dire, même si c'est au prix d'apprendre à lire entre les lignes. Il a aussi la bonté d'accompagner mes délires et de tout tolérer de moi, même mes pires écarts. Et ce n'est pas la moindre de ses qualités, il est un être aimant. Et aimé.
Il est mon frère, tout simplement.
22 janvier 2008
Mon pirate à moi.
Y a des garçons qui ont les cheveux longs. Y a des garçons qu'ont pas de poil au menton. Y a des garçons qui aiment le sport. Y a des garçons qui aiment les chansons. Y a des garçons qui sont bêtes. Y a des garçons qui écrivent des poëmes. Y a des garçons qui aiment les filles d'un soir. Y a des garçons qui boivent de l'alcool fort. Y a des garçons qui croient que Dieu existe. Y a des garçons romantiques. Y a des garçons que Dieu excite. Y a des garçons qui ont les yeux qui brillent. Y a des garçons de papier glacé. Y a des garçons qui lisent des bouquins. Y a des garçons qui meurent de faim. Y a des garçons qui aiment les garçons. Y a des garçons qui vivent comme ils aiment. Y a des garçons qui souffrent quand ils aiment. Y a des garçons qui regardent Arte. Y a des garçons qui savent tecktoniker. Y a des garçons qui aiment le sexe. Y a des garçons qui aiment le pouvoir. Y a des garçons qui sont infidèles. Y a des garçons qui préfèrent rester au bar. Y a des garçons qui font la sieste. Y a des garçons qui rêvent de voler. Y a des garçons qui aiment leur maman. Y a des garçons qui montent à cheval. Y a des garçons qui vont à l'opéra. Y a des garçons qui ont un joli derrière. Y a des garçons pour qui pleurer est un signe de faiblesse. Y a des garçons qui fument. Y a des garçons qui travaillent trop. Y a des garçons curieux de tout. Y a des garçons qui conduisent vite. Y a des garçons peu fréquentables. Y a des garçons qui parfois sont trés cons. Y a des garçons autour de moi. Y a des garçons qui sont pas beaux. Y a des garçons qui savent en un regard. Y a des garçons qui ressemblent pas à des garçons. Y a des garçons qui aiment la mer. Y a des garçons qui ont un joli accent.
Y a pleins de garçons dans ma mémoire.
Ceux qui ont des cheveux longs, qui écrivent des poëmes en buvant de l'alcool fort, qui ont un joli derrière, des garçons curieux de tout, qui lisent des bouquins, des qui sont romantiques et qui aiment le sexe, de ceux qui savent en un regard, qui conduisent vite et vont à l'opéra.
Des garçons qui aiment les garçons qui souffrent quand ils aiment, qui rêvent de voler, qui parfois sont trés cons, qui savent en un regard et sont curieux de tout, qui aiment les chansons, et qui préfèrent rester au bar, pour qui pleurer est un signe de faiblesse et qui fument, qui savent en un regard.
Moi, je suis un garçon qui aime les garçons.
Monsieur Septime
Le Grand Restaurant - Louis de Funes - Danse
19 janvier 2008
Les anges dans le ciel.
J'ai appris çà comme çà, par texto, au resto. Ce coup de poing dans le dos. Atmosphères. Hotel du Nord, onze heure moins le quart. Il me dit que tu l'as dans le sang, ce poison de l'amour. Le mien de sang, se glace. Stupeur d'abord. Puis la fureur. A ton âge. Petit insolent. Jeune imprudent.
Grandir est superflu.
Petit garçon, je me réfugiais dans les rochers qui surplombent mon village natal. Là, je grimpais sur ces vieux chênes entourés d'iris. Je laissais des heures durant mon regard divaguer d'un bout à l'autre du canyon. J'oubliais le clan étouffant auquel j'appartenais. J'avais des rêves de petit garçon. Mon esprit partait loin de ce bout de rocher auquel on essayait de me lier à jamais. Je me revais en Président, en chanteur à succés, en acteur à Oscars, en homme d'influence, en faiseur d'Histoire, en découvreur de terres inconnues. Des rêves de grandeurs pour un petit garçon, des rêves trop grands pour un petit garçon. Des rêves à la démesure de l'enfermement dans lequel je vivais, de cette vie sous cloche d'un enfant aimé, d'un enfant gaté qui aurait préféré les épreuves aux preuves, d'amour.
Devenu grand, c'est dans les rues pavées du vieux Paris que je me suis réfugié. Loin de cette famille qui ne m'a jamais vraiment compris. Mes rêves je fais tout pour les vivre, loin des carcans de mon enfance. J'ai sacrifié beaucoup. A ces êtres oubliés sur l'autel de mes vanités, à ces proches bléssés par mon orgueil, à mes amours perdus par l'exigeance, je voulais dire que si je ne me perds plus sur mon rocher, si la réalité modère mes rêves, encore aujourd'hui je préfère les épreuves aux preuves, encore aujourd'hui je suis resté un petit garçon, éternel insatisfait qui reste persuadé que le destin se provoque, et que parfois partir ne veut pas dire fuir. Non, je ne veux pas grandir. Je veux encore faire des caprices, dire merde à mes suiveurs, claquer les portes, me dire que tout est possible, avoir les yeux qui brillent, casser mes jouets, rire pour rien, je ne veux pas grandir, je suis un petit garçon.